La feuille de route complète du plan national 2021-2024 pour le développement des soins palliatifs et l’accompagnement de la fin de vie a été dévoilée le 27 janvier 2022.

Cette feuille de route met en avant 10 mesures phares afin de développer l’offre de soins palliatifs à l’hôpital et de renforcer le soutien des professionnels de proximité.

Pour rappel, le plan national est structuré autour de 3 axes :

  • Axe 1 : Favoriser l’appropriation des droits en faveur des personnes malades et des personnes en fin de vie
  • Axe 2 : Conforter l’expertise en soins palliatifs en développant la formation et en soutenant la recherche
  • Axe 3 : Définir des parcours de soins gradués et de proximité en développant l’offre de soins palliatifs, en renforçant la coordination avec la médecine de ville et en garantissant l’accès à l’expertise

Plusieurs mesures identifiées montrent la volonté des pouvoirs publics de renforcer l’existant sur le terrain et d’améliorer l’articulation ville-hôpital-médico-social. La nécessité de s’appuyer sur les DAC est formellement reconnu.
Ainsi les DAC sont cités dans la mesure n°2 comme un des maillons de la coordination. La mesure n°2 s’attache à structurer et financer des équipes d’appui et de coordination de la prise en charge palliative et de l’accompagnement des patients, développement des articulations ville-hôpital-médico-social, dans le contexte des nouvelles configurations territoriales.
Une des actions proposées est de « créer des cellules d’animation régionales de soins palliatifs articulées avec les DAC et les équipes territoriales ainsi que des dispositifs renforcés de soutien au domicile, au champ de missions partagé ».

Concernant les équipes expertes pluriprofessionnelles formées en soins palliatifs, il est précisé la nécessité « d’accompagner la restructuration des ex-réseaux pour en préserver l’expertise et faciliter, selon les opportunités et leur pertinence, leur évolution ou leur intégration au sein des EMSP ou des DAC ». Ceci semble valider la possibilité pour un porteur de DAC ayant une équipe issue des réseaux de soins palliatifs puisse la conserver pour maintenir cette expertise dans les DAC.

Il nous reste maintenant à voir comment cette volonté du national de s’appuyer sur les DAC va se traduire au niveau régional et local.